Nottingham Guardian - "Comme vivre en enfer" : à Mandalay en Birmanie, un monastère bouddhiste dévasté par le séisme

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"Comme vivre en enfer" : à Mandalay en Birmanie, un monastère bouddhiste dévasté par le séisme
"Comme vivre en enfer" : à Mandalay en Birmanie, un monastère bouddhiste dévasté par le séisme / Photo: Sai Aung MAIN - AFP

"Comme vivre en enfer" : à Mandalay en Birmanie, un monastère bouddhiste dévasté par le séisme

"Cela me rend triste de les voir détruits" : U Wayama, moine bouddhiste aux cheveux grisonnants, constate les dégâts sur les bâtiments de son monastère de Mandalay en Birmanie, proche de l'épicentre du séisme qui a tué qui a tué au moins 2.700 personnes dans ce pays déjà en proie à la guerre civile.

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Autour de lui s'affairent des correligionnaires plus jeunes, vêtus d'un simple tissu cramoisi et de sandales, occupés à déblayer des tas de débris.

Par équipe de deux, les moines enveloppent des restes de briques écroulées dans de grandes bandes de tissus, jetant les gravats de côté pour laisser passer les gens.

"Cela me rend triste de voir des dégâts ailleurs aussi", confie-t-il.

Les experts anticipent des milliers de morts supplémentaires par rapport au bilan établi par le chef de la junte à près de 3.000 morts, car la faille de Sagaing, à l'origine du séisme, traverse des régions parmi les plus peuplées du pays, avec des villes comme Naypyidaw et Mandalay, la deuxième du pays.

- "Comme vivre en enfer" -

La guerre civile, qui a déjà mis à genoux les infrastructures vitales et fracturé le pays où sont actifs des dizaines de groupes armés de minorités ethniques et d'opposants politiques, complique aussi la collecte d'informations et le travail des secours locaux et étrangers.

Nyo Nyo San était dans le monastère de Mandalay vendredi.

Lorsque le séisme a éclaté, elle est restée sur place, pensant qu'il ne s'agissait que de petites secousses comme elle en avait déjà ressenti dans le passé.

"Mais cette fois, le tremblement de terre était beaucoup plus fort, et des briques tombaient autour du monastère", raconte-t-elle.

"C'était comme vivre en enfer et j'ai couru pour m'échapper à l'extérieur".

Nyo Nyo San prévoit bientôt de retourner chez elle, dans son village.

- "Rentrer chez moi après-demain"-

Mais le trajet l'oblige à passer par la région de Sagaing, qui est également l'une des plus touchées par le conflit civil qui a éclaté en 2021 après le coup d'Etat de la junte.

Elle explique que "le pont de Sagaing est effondré", et que les routes sont "détruites".

"J'espère pouvoir rentrer chez moi après-demain", lâche-t-elle pourtant.

A Mandalay, des centaines de personnes dorment encore dans des tentes et sous des bâches en plein air, incertaines de savoir quand elles pourront retourner dans un abri permanent.

Dans la capitale Naypyidaw, un jeune d'une vingtaine d'années a été extrait des décombres d'un hôtel en ruines vers 00H30 locales mercredi (18H00 GMT mardi), par une équipe de secouristes birmans et turcs.

Une sexagénaire avait été secourue mardi matin, toujours à Naypyidaw, après avoir été piégée pendant 91 heures, ravivant les espoirs pour les proches des disparus.

A.MacCodrum--NG